Pensées de Zoé:
Mon réveil sonne. 7h15. Je commence à 8h00. Je me lève, vais à mon armoire. Un T-shirt avec un petit décolté et un jean large. Très bien, ca fera l'affaire. Je vais dans la salle de bain, me lave, peigne mes longs cheveux, me maquille, tout de noir, fard à paupières, eye-liner, crayon noir, et mascara. Moi j'aime. D'autres disent que c'est trop. Tampis. Je prends mon sac, et vais au lycée, où je retrouve habituellement ma soeur, là elle n'y est pas, je la verrais plus tard, je m'avance donc vers des potes, Sylvain, Alban, Maxime, Suzie. Comme d'habitude, on me remarque à peine, un bonjour par là, et c'est tout. La sonnerie retentit enfin, je suis peut-être une des rares personnes à ne pas aimer les poses au lycée. Mon prof' de maths, Mr Chillon, arrive 15 minutes en retard, nous fait rentrer dans la salle, s'excuse de son retard, et s'avance vers moi. Je crois que c'est la premiere fois de l'année qu'il va me parler. Il n'a pas l'air énervé, mais géné. Il avance, trébuche sur un sac, tout le monde rigole, moi pas, parce que, mine de rien, ça m'inquiète ce qu'il a à me dire.
Mr Chillon: Zoé?
Moi, (il ne connait même pas mon prénom): Euh oui, c'est bien moi.
Mr Chillon: Ta mère a appelé, elle t'attend dehors.
Moi: Ma mère?
Mr Chillon: Oui
Je n'ai pas parlé à ma mère depuis 3 mois environ, ça fait bientôt 3 ans que je vis chez mes grands parents, car elle est mariée à un homme que je n'aime pas du tout. Le père de ma demi-soeur. Ma mère, (enfin, la femme qui m'a mise au monde, parce qu'elle ne remplie pas du tout la fonction de mère) je ne la deteste pas, non, je la respecte même, elle élève bien ma soeur, c'est une femme bien, c'est juste qu'elle m'oublie. Mais tampis, moi je suis heureuse avec mes grand-parents, et c'est parfait. Maintenant j'apprends que ma mère m'attend au lycée, je suis heureuse dans un sens, mais en même temps inquiète, il faut avouer que la situation est très angoissante. Ma mère, qui n'a pas pris la peine de m'appeler ou quoique ce soit pendant 3 mois, vient me chercher pendant que j'ai cours. Je me lève de ma chaise, prend mon sac, sors de la salle, personne ne parlait, tout le monde avait les yeux rivés sur moi, je claque la porte et me mets à courire, descends les escaliers très rapidement, arrive enfin devant le lycée. Effectivement, ma mère est là. Elle cours vers moi, m'enlace. Je reste distante, et me contente de lui demander, sur un ton qui se veut enjoué:
Moi: Alors, que me vaut cette visite?
Ma mère baisse les yeux, elle a les yeux rouges, je venais de le remarquer. Je repense à ma soeur que je n'avais pas vu au lycée, c'est par rapport à elle, j'en suis sûre.
Ma mère: Tu as du remarquer que Canelle n'était pas au lycée aujourd'hui. Elle est à l'hopital..
Moi, lui coupant la parole: Comment? Qu'est ce qui lui est arrivé?
Ma mère: Elle à tanté de se suicider.
Sur ce, elle rentre dans sa voiture, je la suis sans rien dire. Pendant le trajet qui sépare mon lycée à l'hopital, elle ne dit rien, moi non plus. On pense. A peine arrivées sur le parking de l'hopital je sors de la voiture, je cours jusqu'à l'accueil, un jeune homme y est installé:
Moi: Bonjour, je viens voir Canelle Suzon, c'est ma soeur.
Le jeune homme: Chambre 136.
Je ne prends même pas la peine de le remercier, ni même de répondre à son sourire, je cours. Je tremble. Je cherche la chambre, au bout de quelques minutes, j'arrive enfin, j'ouvre la porte, elle est là, allongée sur le lit, les yeux fermés, plein de machines l'aidant à survivre. Non pas que je trouve ça débile, mais si ma soeur à essayée de se suicider, ce n'est pas pour être dans un endroit aussi "gloc" branché à tout un tas de trucs, après. Mais bon.. Ma mère arrive quelques minutes après. Elle s'assoie elle aussi, on ne parle pas, on regarde Canelle. Ca fait maintenant 7 heures que je suis là, je n'ai pas envie de partir, je n'ai même pas la force de partir. Ma mère est rentrée chez elle, me demandant de la prévenir si il y avait du nouveau. Il est 21h quand ma soeur ouvre les yeux. Elle à beaucoup de mal à parler. Elle articule tout simplement "J'ai écris une lettre avant de faire ça, si tu veux la lire, elle est dans mon coffre dans ma chambre, demande à maman, elle te la donnera. Je veux que toi seule la lise. Je t'aime." Je pleurais. Elle savait qu'elle ne survivrait pas. Moi aussi je le savais. Je lui dépose un baisé sur le front, et pars. Elle a de nouveau fermé les yeux. J'appelle ma mère, lui disant que Canelle ne va pas bien et que je vais prendre le bus pour passer chercher la lettre. Je vais donc à l'arret, appelle ma grand-mère pour tout lui expliquer. Elle me répond par une de ses simples phrases mais qui font tellement du bien. J'arrive chez ma mère, elle me donne la lettre. Elle me ramène en voiture chez moi, enfin, chez mes grand-parents. Ceux-là comprenne que je veux être seule. Je monte donc dans ma chambre, déplie la lettre de Canelle:
"Zoé, tu te demandes surement pourquoi j'ai fais ça?! Je n'étais pas heureuse avec maman et Alain, je n'ai jamais eut le courage de partir avec toi. Je me suis aussi montée la tête pas rapport à un groupe 'Tokio Hotel' dont je suis fan. J'ai osé tomber amoureuse du chanteur de ce groupe. J'ai honte. Je lui ai souvent envoyée des lettres, mais il ne m'a pas répondu, il n'a même pas du les lire. Suite à ça, je suis descendu de mon petit nuage, ça fait mal. Très mal. Trop mal. Je tenais énormément à toi. Tu le sais. Merci pour tout ce que tu as fais. Je t'aime, ne m'oublie pas." Je pleur, je ne m'arrête plus de pleurer. Ma grand-mère me sort de mes pensées en criant du bas de l'escalier "Zoé, ta mère au téléphone", je descends chercher le téléphone, remonte dans ma chambre. Ma mère vient de m'annoncer que Canelle est morte. Ca ne me fait pas plus de mal que je n'avais déjà, je le savais, je m'y attendais. Je pense à ce groupe, Tokio Hotel, je les hais, je pense à Alain, je le deteste lui aussi.
Un mois avait passé, je me remétais petit à petit du décé de ma soeur. Ca ne m'avait pas changée, ça m'avait juste rendu plus triste. Mes grand-parents sont toujours aussi présents, entre ma mère et moi ça n'a pas changé, la dernière fois que je lui ai parlé c'était à l'enterrement de ma soeur. Il est 20h30, ma grand-mère m'appelle de la salle à manger, me demandant de venir. J'y vais. Ils sont là, tous les deux, assis. Mon grand père prend la parole:
Mon grand-père: Zoé, ça va te paraître bizare, mais nous partons vivre en allemagne, nous savons que tu aimes particulièrement ce pays, alors, si tu viens avec nous, tu seras évidement la bien venue, mais si tu décides de rester ici, avec ta mère, nous te comprendrons.
Zoé: Ah non, mais c'est génial! Rien ne me retiens ici! Je révais de déménager, de changer d'environnement, c'est vraiment une bonne nouvelle!
Je cours les enlacer. Je souris sincèrement, première fois depuis un mois bientôt.
Zoé: On part quand?
Ma grand-mère: C'est peut-être un peu rapide, mais nous avions prévu de partir après-demain, c'est à dire samedi.
Suite vendredi je pense.
Je n'sais pas encore ce que je vais faire de cette fiction, je l'ai commencée parce que j'aime écrire, et que j'avais cette idée, maintenant, soit je l'arrete et je la continu pour moi, et non sur un blog, soit je vous publie la suite. Je n'sais pas ce que vous en pensé. Merci à ceux qui me laissent leurs avis. Encourageant ou non, j'accepte toute critique fondée.