. Présentation .

. Présentation .
Zoé a 16ans, elle aimerait être une adolescente normale, bien que la normalité n'existe pas, disons plutôt qu'elle aimerais être une adolescente banale. On dit d'elle qu'elle est mystèrieuse, insousciante, lunatique voire même agaçante et méprisante. Ces jugements ne l'affectent pas du tout, le jugement des autres, ce n'est pas qu'elle s'en moque, mais disons qu'elle y est complètement indifférente. Elle est petite, 1m60, de long cheveux chatains foncés, ondulés, viennent se déposer délicatement sur ses épaules. Elle n'a pas d'amis, juste des potes qui ne la connaissent que partièlement. Elle a une passion, une seule, mais elle ne vit que pour ça, c'est la musique. Elle même fait de la guitare. Elle aime ça. Zoé aime le rock, allant de Phoenix à AC/DC, des Beatles à Nirvana, en passant par Indochine, Noir Désir etc.. Elle est en 1ère dans un lycée qu'elle n'aime pas, peuplé de gamins plus hypocrites les uns que les autres, ne croyez pas qu'elle n'ai pas de coeur, oh non, juste qu'elle le reserve pour les personnes qui sauront le mériter, pour le moment, d'après elle, seules deux personnes le mérite, ces deux personnes étant ses grands parents. Les seules personnes sur qui elle a toujours pu compter, les seules personnes qui la connaissent vraiment, elle les aimes et c'est tout! Ils ont 76 et 80 ans. Elle vit chez eux depuis 3ans, car elle ne s'entendait vraiment pas avec sa mère et Alain, son beau-père. Elle habite à Nantes. Elle a une soeur, enfin, une demi-soeur, avec qui elle s'entend très bien, elle, vit toujours chez sa mère, et Alain qui est son père. Elle s'appelle Canelle, elle a 15ans, elle est dans le même lycée que Zoé, ce qui leur permet de se voir souvent. Zoé parle très bien Allemand, non pas qu'elle ait de la famille en Allemagne, seulement qu'elle s'est prise de fascination pour ce pays, elle a donc prit des cours pour savoir parler cette langue. Zoé, elle vit dans son monde, où seuls ses grands parents sont admis, et, depuis peu, sa demi-soeur. Elle est très belle, le teint pâle, les joues quelques peu rouges, une petite bouche parfaitement déssinée, un regard magnifique, elle le sait, et en joue. Elle sourit toujours, d'un sourire plus ou moins franc, plus ou moins sincère, plus ou moins honnête. Elle s'habille simplement, sans style bien particulier. Zoé se maquillle, beaucoup. Trop d'après sa grand-mère. Mais elle se sent mieux derrière son maquillage, elle peut paraître sûre d'elle, elle peut jouer un rôle. Elle inspire pitiée, peine, mais aussi curiosité aux gens qui la côtoient, ou même qui la croisent. Ses yeux la trahissent, on peut tout voir dans ses yeux. Elle n'a pas d'amies à qui se confier, toutes les filles qui la connaissent la deteste, pourquoi? Les gens sont cons, tout simplement. Elle est peut-être trop jolie, peut-être trop différente, allez savoir..


100 . 200 . 300 . 400 . 500 . 600 . 700 . 800 . 900 . 1000 . 1100 . 1200 . 1300 . 1400 . 1500 . 1600 . 1700 . 1800?

# Posté le samedi 14 avril 2007 19:30

Modifié le lundi 11 juin 2007 18:14

Chapitre 1

Chapitre 1
Pensées de Zoé:

Mon réveil sonne. 7h15. Je commence à 8h00. Je me lève, vais à mon armoire. Un T-shirt avec un petit décolté et un jean large. Très bien, ca fera l'affaire. Je vais dans la salle de bain, me lave, peigne mes longs cheveux, me maquille, tout de noir, fard à paupières, eye-liner, crayon noir, et mascara. Moi j'aime. D'autres disent que c'est trop. Tampis. Je prends mon sac, et vais au lycée, où je retrouve habituellement ma soeur, là elle n'y est pas, je la verrais plus tard, je m'avance donc vers des potes, Sylvain, Alban, Maxime, Suzie. Comme d'habitude, on me remarque à peine, un bonjour par là, et c'est tout. La sonnerie retentit enfin, je suis peut-être une des rares personnes à ne pas aimer les poses au lycée. Mon prof' de maths, Mr Chillon, arrive 15 minutes en retard, nous fait rentrer dans la salle, s'excuse de son retard, et s'avance vers moi. Je crois que c'est la premiere fois de l'année qu'il va me parler. Il n'a pas l'air énervé, mais géné. Il avance, trébuche sur un sac, tout le monde rigole, moi pas, parce que, mine de rien, ça m'inquiète ce qu'il a à me dire.

Mr Chillon: Zoé?
Moi, (il ne connait même pas mon prénom): Euh oui, c'est bien moi.
Mr Chillon: Ta mère a appelé, elle t'attend dehors.
Moi: Ma mère?
Mr Chillon: Oui

Je n'ai pas parlé à ma mère depuis 3 mois environ, ça fait bientôt 3 ans que je vis chez mes grands parents, car elle est mariée à un homme que je n'aime pas du tout. Le père de ma demi-soeur. Ma mère, (enfin, la femme qui m'a mise au monde, parce qu'elle ne remplie pas du tout la fonction de mère) je ne la deteste pas, non, je la respecte même, elle élève bien ma soeur, c'est une femme bien, c'est juste qu'elle m'oublie. Mais tampis, moi je suis heureuse avec mes grand-parents, et c'est parfait. Maintenant j'apprends que ma mère m'attend au lycée, je suis heureuse dans un sens, mais en même temps inquiète, il faut avouer que la situation est très angoissante. Ma mère, qui n'a pas pris la peine de m'appeler ou quoique ce soit pendant 3 mois, vient me chercher pendant que j'ai cours. Je me lève de ma chaise, prend mon sac, sors de la salle, personne ne parlait, tout le monde avait les yeux rivés sur moi, je claque la porte et me mets à courire, descends les escaliers très rapidement, arrive enfin devant le lycée. Effectivement, ma mère est là. Elle cours vers moi, m'enlace. Je reste distante, et me contente de lui demander, sur un ton qui se veut enjoué:

Moi: Alors, que me vaut cette visite?

Ma mère baisse les yeux, elle a les yeux rouges, je venais de le remarquer. Je repense à ma soeur que je n'avais pas vu au lycée, c'est par rapport à elle, j'en suis sûre.

Ma mère: Tu as du remarquer que Canelle n'était pas au lycée aujourd'hui. Elle est à l'hopital..
Moi, lui coupant la parole: Comment? Qu'est ce qui lui est arrivé?
Ma mère: Elle à tanté de se suicider.

Sur ce, elle rentre dans sa voiture, je la suis sans rien dire. Pendant le trajet qui sépare mon lycée à l'hopital, elle ne dit rien, moi non plus. On pense. A peine arrivées sur le parking de l'hopital je sors de la voiture, je cours jusqu'à l'accueil, un jeune homme y est installé:

Moi: Bonjour, je viens voir Canelle Suzon, c'est ma soeur.
Le jeune homme: Chambre 136.

Je ne prends même pas la peine de le remercier, ni même de répondre à son sourire, je cours. Je tremble. Je cherche la chambre, au bout de quelques minutes, j'arrive enfin, j'ouvre la porte, elle est là, allongée sur le lit, les yeux fermés, plein de machines l'aidant à survivre. Non pas que je trouve ça débile, mais si ma soeur à essayée de se suicider, ce n'est pas pour être dans un endroit aussi "gloc" branché à tout un tas de trucs, après. Mais bon.. Ma mère arrive quelques minutes après. Elle s'assoie elle aussi, on ne parle pas, on regarde Canelle. Ca fait maintenant 7 heures que je suis là, je n'ai pas envie de partir, je n'ai même pas la force de partir. Ma mère est rentrée chez elle, me demandant de la prévenir si il y avait du nouveau. Il est 21h quand ma soeur ouvre les yeux. Elle à beaucoup de mal à parler. Elle articule tout simplement "J'ai écris une lettre avant de faire ça, si tu veux la lire, elle est dans mon coffre dans ma chambre, demande à maman, elle te la donnera. Je veux que toi seule la lise. Je t'aime." Je pleurais. Elle savait qu'elle ne survivrait pas. Moi aussi je le savais. Je lui dépose un baisé sur le front, et pars. Elle a de nouveau fermé les yeux. J'appelle ma mère, lui disant que Canelle ne va pas bien et que je vais prendre le bus pour passer chercher la lettre. Je vais donc à l'arret, appelle ma grand-mère pour tout lui expliquer. Elle me répond par une de ses simples phrases mais qui font tellement du bien. J'arrive chez ma mère, elle me donne la lettre. Elle me ramène en voiture chez moi, enfin, chez mes grand-parents. Ceux-là comprenne que je veux être seule. Je monte donc dans ma chambre, déplie la lettre de Canelle:
"Zoé, tu te demandes surement pourquoi j'ai fais ça?! Je n'étais pas heureuse avec maman et Alain, je n'ai jamais eut le courage de partir avec toi. Je me suis aussi montée la tête pas rapport à un groupe 'Tokio Hotel' dont je suis fan. J'ai osé tomber amoureuse du chanteur de ce groupe. J'ai honte. Je lui ai souvent envoyée des lettres, mais il ne m'a pas répondu, il n'a même pas du les lire. Suite à ça, je suis descendu de mon petit nuage, ça fait mal. Très mal. Trop mal. Je tenais énormément à toi. Tu le sais. Merci pour tout ce que tu as fais. Je t'aime, ne m'oublie pas." Je pleur, je ne m'arrête plus de pleurer. Ma grand-mère me sort de mes pensées en criant du bas de l'escalier "Zoé, ta mère au téléphone", je descends chercher le téléphone, remonte dans ma chambre. Ma mère vient de m'annoncer que Canelle est morte. Ca ne me fait pas plus de mal que je n'avais déjà, je le savais, je m'y attendais. Je pense à ce groupe, Tokio Hotel, je les hais, je pense à Alain, je le deteste lui aussi.

Un mois avait passé, je me remétais petit à petit du décé de ma soeur. Ca ne m'avait pas changée, ça m'avait juste rendu plus triste. Mes grand-parents sont toujours aussi présents, entre ma mère et moi ça n'a pas changé, la dernière fois que je lui ai parlé c'était à l'enterrement de ma soeur. Il est 20h30, ma grand-mère m'appelle de la salle à manger, me demandant de venir. J'y vais. Ils sont là, tous les deux, assis. Mon grand père prend la parole:

Mon grand-père: Zoé, ça va te paraître bizare, mais nous partons vivre en allemagne, nous savons que tu aimes particulièrement ce pays, alors, si tu viens avec nous, tu seras évidement la bien venue, mais si tu décides de rester ici, avec ta mère, nous te comprendrons.
Zoé: Ah non, mais c'est génial! Rien ne me retiens ici! Je révais de déménager, de changer d'environnement, c'est vraiment une bonne nouvelle!

Je cours les enlacer. Je souris sincèrement, première fois depuis un mois bientôt.

Zoé: On part quand?
Ma grand-mère: C'est peut-être un peu rapide, mais nous avions prévu de partir après-demain, c'est à dire samedi.


Suite vendredi je pense.


Je n'sais pas encore ce que je vais faire de cette fiction, je l'ai commencée parce que j'aime écrire, et que j'avais cette idée, maintenant, soit je l'arrete et je la continu pour moi, et non sur un blog, soit je vous publie la suite. Je n'sais pas ce que vous en pensé. Merci à ceux qui me laissent leurs avis. Encourageant ou non, j'accepte toute critique fondée.

# Posté le dimanche 15 avril 2007 07:27

Modifié le samedi 21 avril 2007 13:54

Chapitre 2

Chapitre 2
Je monte dans ma chambre savourer la bonne nouvelle. Aussi bizarre que ça puisse paraître je n'aime pas partager ma joie. Même pas avec mes grand-parents c'est pour dire.. Je m'installe sur mon lit, joue quelques notes de guitares, la repose après quelques accords, m'allonge et écoute la musique. Je pense à la nouvelle vie qui s'annonçait. Je pense à tout plein de chose. Je pense trop. Comment changer un moment de bonheur en moment de tristesse? -En pensant. Je repense à ce que j'avais dis à ma grand-mère: "Personne ne me retient ici!". C'est faux. Ici, il y a Vivien. Vivien c'était le copain de ma soeur. Depuis le décé de Canelle je lui parle beaucoup, c'est la seule personne qui comprend ce que je ressent, c'est la seule personne à qui j'ose parler de ma soeur, c'est la seule personne à qui je me confis, tout simplement. C'est peut-être, même surement, cruel ce que je vais dire, mais, Vivien ne va pas me manquer, je ne le considère même pas comme un ami, ce qui me rend triste c'est que je n'aurais plus personne pour parler de ma soeur. Je cherche, à taton, mon téléphone, qui doit être sur ma table de nuit, près de moi. Je l'attrape enfin. Pianote sur les touches pour chercher le numéro de Vivien. Voilà, ça sonne:

Vivien: Allo?
Moi: Oui, Vivien, c'est Zoé.
Vivien: Ah! Ca va?
Moi: Oui, très bien. Heu, j'appelais pour te dire que je pars, dès jeudi, vivre en Allemagne.
Vivien: ...

J'entends des pleurs. Vivien pleur. Je sais que c'est pour la même raison que moi, et non parce que je vais lui manquer. Je sais que je n'ai pas une plus grande place dans son coeur que lui dans le mien. Je le sais. On s'apprécit. Point. Je lui dit aurevoir et raccroche. Il est 23h00, quand je parviens enfin à m'endormir. Le lendemain je suis réveillée comme il se doit, par mon réveil, je me prépare, descends les marches, embrasse ma grand-mère. Elle fait le ménage. Déjà. Ma journée au lycée se passe lentement, mais tranquillement. J'ai dit aurevoir à tout le monde. 4 personnes ont pleurées. A mon grand étonnement. Ce mercredi après-mide je fais mes valises. Les dernières bouclées, je descends voir ma grand-mère. J'ai besoin de parler. De rien en particulier, mais de parler. Me voyant arriver, elle laisse toutes ses occupations en plan. On parle pendant des heures.

Aujourd'hui c'est le jour du départ. Nous sommes à l'aéroport. Je tiens mon billet à la main, peur de le perdre: Idiot, c'est certain. Notre avion a du retard. Mes grand-parents marchent, discutent. Moi, je suis assise. Un garçon, beau, très beau, est près de moi, il a les cheveux en bataille, le teint pale, des yeux d'un noir puissant, un T-shirt trop petit pour lui, mais bon, outre ce détail, il est craquant. Il m'adresse un sourire, voyant que je lui réponds il entame un conversation. J'apprends qu'il s'appelle Pierrick, qu'il joue un peu de guitare, qu'il va en Italie. Moi avion arrive, "déjà" je dirais. J'ai bien aimé parler à ce Pierrick. Je ne prends pas son numéro. Je n'arrive pas à garder contact avec des gens que je ne vois pas souvent. C'est dommage. Je lui dis aurevoir puis rejoins mes grand-parents. Nous embarquons dans l'avion. Le voyage se fait tranquillement. Arrivés à destination, nous prenons un taxi. On arrive devant ce qui allait être ma maison. Mes grand-parents n'ont pas fait les choses à moitiée. Elle est magnifique! Je découvre ma chambre, elle est grande. Seul un lit y est installé. Je passe ma journée à y déposer mes affaires et à la décorer. Il est 20h00 quand ma grand-mère m'appelle.

Ma grand-mère: Zooé.
Moi: Oui? Qu'est ce qu'il y a?
Ma grand-mère: Viens voir.

Je descends donc.

Ma grand-mère: Y'a deux grand-parents qui habitent à coté. On les a invités pour ce soir. Il viennent dans 30 minutes, avec leur petit fils, il a à peu près ton âge je crois.
Moi: Ok.

Et merde.. J'esperais pouvoir être tranquil, ne pas avoir à supporter quelqu'un, ne pas devoir faire de vieux sourires hypocrites.. Ce n'sera pas pour ce soir.
Ca y'est, quelqu'un frappe à la porte. Mon grand-père leur ouvre, on se salut etc.. Voilà que ma grand-mère me dit d'inviter "le petit fils" à aller dans ma chambre.. Nous montons donc. Il à l'air aussi enchanté que moi de cette situation.

Lui: Oh épargne moi c'est vieux sourires hypocrites.

Il n'avait pas dit ça méchamment, au contraire, il souriait lui aussi, mais d'un sourire sincère. Il me plait. Il n'est pas très grand. D'un style classique, les cheveux courts. Enfin, il me plait. Non pas qu'il soit beau, mais je trouve qu'il a énormément de charme. J'apprends qu'il s'appelle Gustav.

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Chapitre qui ne comporte rien de bien interessant, mais il fallait que je fasse un chapitre pour faire la transition entre la vie de "Zoé" française et sa vie allemande.
La suite est venue plus tôt que prévu, mais je pense que maintenant la suite ne viendra pas avant vendredi. Merci beaucoup pour vos visites et vos commentaires, qui m'encouragent beaucoup. Merci! Petit remerciement particulier à elle pour ses commentaires qui me font tellement plaisir! XD

# Posté le lundi 16 avril 2007 14:04

Modifié le samedi 21 avril 2007 13:54

Chapitre 3

Chapitre 3
Gustav: Hé bien, si on m'avait dit qu'en venant chez mes grand-parents je trouverais une si jolie voisine
Moi: Epargne-moi ces vieux compliments tu veux..
Gustav, avec un sourire qui se veut provocant: Ah tu veux jouer à ce petit jeu?!
Moi, répondant à son sourire: Si pour toi l'honneteté est un jeu, alors oui je veux bien.
Gustav: Tu as toujours réponse à tout?!

Pour réponse je me contente d'esquisser un sourire accompagné d'un clein d'oeil. Nous sommes maintenant assis l'un à coté de l'autre sur mon lit. Un silence s'immisse entre nous. Un silence que je ne qualifierais pas de pesant, mais plutôt de reposant. Il agite ses mains sur ses jambes, créant ainsi un rythme. Puis, il se lève, j'observe tous ses gestes. Il se dirige vers mes disques, les scrutes un par un. Ils sont classés par ordre de mes préférences. Je suis une désordonnée de première classe, mais lorsqu'il s'agit de disques, je serais presque maniaque. Tout en les reclassant il dit, comme pour conserver le silence:

Gustav: Bon goûts.

Je ne lui réponds pas, mais j'aime ce compliment. Il est maintenant tourné vers ma guitare. Il la regarde. L'admire même. Puis il revient s'asseoir près de moi. Le grinssement du lit interrompt le silence. Gustav a toujours son regard posé sur ma guitare.

Moi: Tu aimes la musique, n'est ce pas?
Gustav, prenant sa respiration: La musique c'est un peu ma vie, la joie. C'est aussi mon médicament, mon pensement.

Du "moi" tout craché. Ses yeux brillent. C'est incontestablement une des premières personnes que je rencontre qui manifeste un tel anthousiasme pour parler de musique.

Moi: Attrape ma guitare et joue-moi quelque chose.
Gustav: Heu, c'est que je ne sais pas jouer grand chose, je joue plutôt de la batterie. Pour tout dire, je ne métrise qu'un seul morceau à la guitare.
Moi, ochant la tête pour l'encourager: Je suis toute ouïe.

Il sourit. Attrape ma guitare. Dès les premières notes je reconnais le morceau. "Son" morceau. Et quel morceau.."Angie" des Rolling Stones. C'est sur, il n'a pas toute la technique d'un vrai guitariste, mais il mise tout sur l'émotion, et moi, il m'embarque dans son voyage. Je m'allonge sur mon lit. Je vis un moment agréable. Le morceau se termine, je me relève. Nous sommes là, comme deux idiots, dans nos pensées. Ses yeux sont remplacés par deux étoiles, brillantes. Je me contente de chuchoter un "merci". Remis de ce moment, nous parlons de tout et de rien. De ma vie en France, de la vie en France, en générale. Je ne parle pas de Canelle. Lui me parle de la vie en Allemagne. Enfait, nous parlons très peu de nous. Je l'aime bien. C'est la première fois que je suis vraiment à l'aise avec quelqu'un extèrieur à ma famille. Je n'ai pas pensé à ma soeur durant tout ce temps avec lui. C'est relativement extraordinaire. C'est peut-être celui qui deviendra une sorte de "béquille", celui qui me soutiendra, celui qui me permettra de tenir debout. Peut-être. Nos grand-mères nous appellent. Nos voisins repartent. Avant de se lever Gustav me demande:

Gustav: Un numéro?
Moi: Huit.

Il lève les yeux au ciel pour montrer à quel point il est désespéré. Mon poing part en direction de son épaule et s'y heurte gentiment. Il rit. Je reprends:

Moi: Désolée mais les 'relations' virtuels c'est pas mon truc. Alors si tu veux me voir, tu traverse et tu viens.

Il me fait la bise et descend rejoindre ses grand-parents. Quelques minutes plus tard, après avoir mangé, je remonte dans ma chambre. Ouvre la fenêtre, prend un cigarette. Je fume parfois, c'est rare, mais ca m'arrive. Je m'assois sur le rebord de ma fenêtre et allume ma cigarette. J'ai vue sur la maison de Gustav. Dailleurs la fenêtre de la pièce qui se trouve face à moi s'ouvre. Ce doit être la chambre de Gustav puisque celui-ci en fait sortir sa tête.

Gustav: Tu fumes?
Moi: Non, tu vois bien que je joue au croquet.

Il rit puis referme la fenêtre. Ma cigarette totalement consummée je vais me coucher, et trouve le sommeil rapidement.
Le lendemain le reveil sonne. 11h00. Je me prépare, descend déjeuner, puis sors faire un tour en ville. J'aime pas les magazins. Je ne rentre que dans un magazin de disques. Dailleurs j'y croise Gustav.

Gustav: Zoéé!
Moi: Salut.

Il était avec un ami à lui, qui était très beau. Un style bien particulier. Mais j'aime bien. Il a des dreads, une casquette qui recouvrait un bandeau.

Gustav: Zoé/Tom - Tom/Zoé.
Tom, souriant: Enchanté. C'est donc elle Zoé.
Moi, me tournant vers Gustav: Oh je sais que je suis exceptionnelle, mais de là à parler déjà de moi à tes copains.. Je suis flattée.

Ils rient tous les deux. Je les accompagnes dans leur rires.


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Mercii pour vos commentaires.

Je m'inscrit à un concour ici. Votezz please. Et dites moi combien de fois vous avez voté, j'rendrais vos coms, mais svp le faites pas pour les com's mais pour la fic. Merci.

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# Posté le mercredi 18 avril 2007 18:15

Modifié le vendredi 20 avril 2007 14:35

Chapitre 4

Chapitre 4
Moi: Hé, pourquoi vous avez ces lunettes noires?
Gustav, riant: Oh, et bien, on est des stars.
Moi, ironiquement: Oh, bah oui, bien sur! Ca se voit..
Gustav: Tiens bah justement, on comptait aller voir des amis, tu viens avec nous?
Moi: Si ils n'ont pas tous le même humour que toi, je veux bien.
Gustav, souriant: Oh, non mais je rêve! C'est toi qui me dis ça!
Tom: Bon allez, on y va.

On sort donc du magazin de disques, nous prenons le bus, tout le trajet se fait sous la bonne humeur. J'apprends à apprécier Tom. J'apprends qu'il fait de la guitare. Dailleurs ils me donnent des conseils, il me parle de ses experiences.. Gustav se sent à l'éccart. Moi qui, en France avait tellement de mal à me faire des amis, là, en à peine deux jours je rencontre deux garçons, qu'il faut avouer, j'apprécie beaucoup. Surprenent. Je ne suis pas du genre à être surprise du bonheur qui m'arrive et à attendre la "tuile", non, moi je profite tout simplement. Et puis, au fond, ces deux garçons on l'air simple, alors pourquoi cette "tuile" arriverait? Je verrais bien. Gustav à l'air quelque peu énervé. Plus je parle à Tom, plus le bruit de sa main tapant sur la fenêtre se fait fort, il est énervé! Tom s'en apperçoit, mais ne change rien à son comportement vis à vis de moi. Et je n'y vois rien de mal. Tom m'apprend qu'il fait partit d'un groupe de musique avec Gustav, un certain Bill, son frère, et Georg. 15 minutes plus tard, nous arrivons enfin à une maison, celle de Tom je suppose, parce que celui-ci en sort les clés. Comment vous la décrire? Une grande maison. Plutôt simple, mais belle. Arrivés devant la porte, Tom y glisse la clé.

Tom, ouvrant la porte: Biiill?!
Bill, je suppose, descendant les marches suivit d'un autre garçon: T'es pas obligé de hurler!
Tom: Euh, oui. Bon, j'te présente Zoé, la voisine de Gustav.
Bill, s'adressant à moi: Salut Zoé, enchanté, moi c'est Bill.
Moi, souriant: J'avais entendu.
Tom, me désignant le quatrième garçon: Et lui, c'est Georg.
Moi, lui fesant la bise: Salut Georg.
Georg: Salut.

Bill à l'air gentil. Très gentil. Physiquement, ce n'est pas mon style, non pas qu'il soit moche, non, c'est juste que ce n'est pas mon style.Il semble moins charmeur que son frère. Moins charmant aussi. Pour tout dire, Tom me plait beaucoup plus. Georg lui, m'est indifférent. Complètement indifférent. Il à l'air trop timide. Enfin..

Moi, me tournant vers Tom: Vous me faites écouter ce que vous joué dans votre groupe?
Tom: Avec plaisir.

Il se dirige vers une porte qui mène à un escalier qui nous permet d'aller au sous-sol, suivit de Bill, puis de Georg. Gustav ferme la marche, précédé de moi. Ce dernier m'attrape le bras, et me fait faire un demi-tour.

Gustav: Fais attention à Tom.
Moi: Comment ça?
Gustav: Visiblement, tu lui plait. Et il a tendance à jeter les filles après avoir couché avec.
Moi: Si tu me crois capable de tomber dans son jeu, tu te trompes. Mais merci de me prévenir.

Je suis frustrée qu'il ait pu me considérer comme une "fille facile". Mais bon, il faut reconnaitre que ça partait d'un bon sentiment, je n'peux pas lui en vouloir. Je pénetre dans le sous-sol, qui semble leur servir de salle de répétition. C'est grand, et beau! Il y a une batterie, destinée à Gustav je suppose, une basse, Georg s'en empare, des guitares, pour Tom, et un simple micro au centre de la pièce, Bill est le chanteur je pense. Je m'assois face à eux, sur un canapé, ma foie très confortable. Chacun s'installe, et la musique commence. Je suis un peu rétissante au début. Ce n'est pas trop le genre de musique que j'écoute, mais une chanson, je ne saurais dire son nom, me fait littéralement changer d'avis. Tom n'arrete pas de me lancer des sourires, auxquels je réponds. Puis, plus le temps passe, plus j'aime leur musique. Ils se lachent, et me transmettent leur joie de faire de la musique, je connais ça. Je souris bêtement. Les dernières notes retentissent dans la pièce. Je ne sais pas ce qui me prend, mais je cours enlacer Gustav.

Gustav, riant: Que me vos cet engouement?
Moi, le lachant: Bravo! J'ai beaucoup aimé!
Bill: Si tu veux, on peut te donner un de nos disques.
Moi, esquissant un petit sourire: Ah vous avez déjà des disques? Alors, Gustav, tu ne rigolais pas quand tu disais: "nous sommes des stars".

Tom me tent un disque que je m'empresse d'attraper. Je le regarde. Sur la pochette il y avait écrit "Tokio Hotel". Je tremble. J'ai les larmes aux yeux. Je vais mal. Très mal.

Gustav, riant: Hé bien, je n'savais pas que ça te procurerais autant d'émotions.
Moi: Vous..vous..êtes les Tokio Hotel?
Gustav, avec un immense sourire: Oui.

Je me retourne, les regarde tous un par un. Ils sourient tous niaisement. Ils sont contents d'eux hein! Oh oui, qu'ils sont fières! J'ai pitiée d'eux. Eux que je déteste! La cause de la mort de ma soeur! Je les hais! Je ne laisse pas mes larmes couler. Je les regarde noir, puis je pars, je remonte les marches, je cours, je claque toutes les portes qui se trouvent sur mon passage, je bouscule tout ce qui frène ma course. J'ai mal. Je suis maintenant dans la rue. Il est 19h00. Et je pleur. Je tremble. J'ai vraiment mal.

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Votez toujours pour moi ici s'il vous plait. Encore merci pour vos commentaires.

Image ici.

# Posté le samedi 21 avril 2007 13:10